13 mars 2007

Une hirondelle ne fait pas le printemps...




A tous ceux qui trouvent que nous avons déjà un temps digne des plus beaux printemps, je m'en viens parler d'hirondelles... d'hirondelles de Kaboul!

Je viens de refermer Les hirondelles de Kaboul, premier roman d'une trilogie écrite par un écrivain algérien: Yasmina Khadra. Sous ce pseudonyme féminin se cache en fait un militaire, qui depuis son Algérie natale écrit sur notre monde et ses dérives: En Afganisthan, en Palestine, puis en Irak pour le troisième tome.

Je dois dire que Les hirondelles de Kaboul est un livre marquant! Il mêle cruauté et poésie, comme il mélange amours et talibans... des mots qui ne riment pas entre eux.

J'ai trouvé très intéressant d'être plongé dans le quotidien de Kaboul à travers l'histoire de deux couples, un pauvre, un plus riche, mais qui tous deux traversent une crise existientielle liée au passage au pouvoir des talibans. Cela fait réfléchir aux évolutions des sociétés et des croyances, au rapport hommes-femmes, au mélange de l'intime et du social, bref, c'est une mine ce roman...

Pas seulement une mine de découverte, mais une mine explosive, qui je pense, ne laissera aucun lecteur indifférent!

2 commentaires:

Estelle a dit…

Pour un autre aperçu du quotidien des Afghans, je te conseille un livre très émouvant, Les cerfs-volants de Kaboul. Et bien sûr tous les autres bouquins de Yasmina Khadra, si par le plus grand des hasards tu ne les avais pas encore lus.

Anonyme a dit…

Yasmina Khadra nous parle de notre temps. Et d'un nouvel espace de notre monde : celui des conflits, des drames qui se déroulent, là, à côté de nous. La mondialisation, c'est aussi cela, la proximité des violences. Je conseille la lecture de "L'attentat". Yasmina Khadra est au coeur du déchirement de nos vies sous le bistouri de l'histoire. J.F.Kinsale