27 juin 2023

Les déracinés


Un grand coup de cœur pour ce succès de librairie: Les déracinés, de Catherine Bardon.

Ca se lit comme une série Netflix! Tout commence dans les années 30 en Autriche. Wilhelm, un jeune journaliste prometteur de 25 ans, tombe fou amoureux de la jolie Almah. Mais tout s'emballe, car l'antisémitisme règne et leur deux familles sont menacées. Ils vont devoir partir. Je ne vous en dis pas plus.

Un roman historique qui montre la vie de la diaspora juive, qui compte plus de 700 pages, mais quand on referme le tome 1, on saute vite vers le tome 2! Nous suivons les personnages dans toute leur pérégrination, en Suisse, à Elis Island, jusqu'à leur destination : la république dominicaine. On découvre tout un pan souvent méconnu de ce pays.

C'est un premier roman qui sait habilement alterner les points de vue. Il est très documenté sur la vie à Vienne, l'histoire des migrants vers les Etats-Unis, les colonies en République Dominicaine. Et puis cette trame historique s'allie à celle de l'histoire d'amour, qui est douce, tout en retenue, en délicatesse. 

Je trouve que c'est un livre parfait pour les grandes vacances qui pointent leur nez. Ca se lit facilement, on est heureux de retrouver les personnages.

Alors n'hésitez pas!

Un roman pour tous ceux qui aiment les grandes fresques historiques et familiales!

Un texte pour ceux qui ont envie de mieux connaitre l'histoire de Sosua, en République Dominicaine!

Et puis ensuite faites comme moi, lisez le tome 2, en plein New York!



20 juin 2023

L'enfance d'Alan


 

Après La guerre d'Alan, immense bonheur de lire L'enfance d'Alan et Alan et Martha.

Toujours aussi fan d'Emmanuel Guibert, je me suis régalée en découvrant ce qu'Alan avait vécu avant d'aller faire la guerre en Europe dans les années 40. 

On trouve dans ces deux tomes un récit de vie très émouvant. Derrière les anecdotes, on découvre comment l'on pouvait vivre aux Etats-Unis entre la première et la seconde guerre mondiale.

Il y a des passages qu'on n'oublie pas: Alan, enfant, qui en veut à sa mère de partir pour l'hôpital et lui dit 'j'espère que tu vas mourir' et le regrette aussitôt. Alan qui joue et s'attache à Martha, une sorte de coup de foudre d'enfance.

Les images sont très belles; il y a un côté vieillot des tenues, des objets, comme si on tournait les pages d'un vieil album de famille.

J'aime la sincérité d'Alan Cope, sa fidélité à sa famille, à ses rencontres. Et l'on sent toute l'humanité d'Emmanuel Guibert.

Bref, un livre qui plaira à tous ceux qui ont aimé La guerre d'Alan.

Un roman graphique pour ceux qui aiment les récits de vie, les témoignages.

Simple et beau!