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31 octobre 2023

Sept soeurs

 


Me voici dans le tome 4 de la saga des septs soeurs de Lucinda Riley. Et autant vous dire que je me régale!

La mythologie raconte que la constellation de la pléiade représentait sept femmes très fortes et uniques. Lucinda Riley s'est inspirée de cela pour raconter l'histoire d'un homme qui a adopté des filles au quatre coins du monde au cours de sa vie, qui sont chacune très singulière et touchante. 

Tout commence à sa mort. Lui le patriarche bien aimé laisse à chacune de ses filles une lettre, une coordonnée géographique, une phrase, et parfois aussi un petit objet, si jamais elles souhaitent repartir sur la trace de leurs origines biologiques. Chaque tome nous permet de suivre l'une des sœurs, à chaque fois dans un pays différent, et sur les traces d'un arbre généalogique souvent bluffant!

C'est donc un roman plein d'amour, plein de suspense, plein d'art et d'histoire.

Ca se lit tout seul, un peu comme un feuilleton. 

C'est vraiment un roman pour la catégorie AU FEMININ et BEST SELLER de ce blog!

Alors une fois n'est pas coutume: dorlotez vous avec la douceur des pages pleines d'espoir de Lucinda Riley! Par les temps qui courent, ça fait du bien!

Un grand merci Anouck pour ce judicieux conseil de lecture!


05 juillet 2022

Le prince cruel


L'héroïne de ce roman fantasy s'appelle Jude. Elle a dix sept ans. Elle assiste au meurtre de ses parents, alors qu'elle est enlevée avec ses sœurs et son petit frère, pour être conduite dans un univers parallèle, fait d'êtres plutôt perfides.

Les faes sont des êtres qui ne peuvent jamais mentir, mais qui par contre sont cruels, manipulateurs, et vraiment de la pire espèce. Jude se retrouve harcelée et surtout par un des jeunes héritiers de la couronne, le prince Cardan. Elle a beau tout faire pour être courageuse et se défendre, elle n'a aucune chance, n'ayant elle-même aucun pouvoir particulier dans ce monde parallèle. Simple terrienne, elle subit beaucoup et découvre les intrigues politiques et la violence. 

Un des seigneurs du lieu, elle le découvre, est son vrai père. Celui que sa mère a fui avec un autre homme dans le monde des humains. 

Sur trois tomes nous allons suivre sa quête, son émancipation. Je ne vous en dis pas plus!

Je me suis tout de suite attachée au personnage de Jude. De trahison en meurtre, de complot en guerre, elle tente vaille que vaille de tenir et d'avancer.

Pourtant une fois les trois tomes dévorés, je n'ai pas pu m'empêcher de me demander le sens de ses trois romans. Pourquoi tant de haine, de violence, de dureté? Que cherche à nous dire l'autrice? Je n'ai pas trouvé de moral à l'histoire et je me suis demandée à quoi bon lire une fiction qui est si noire?

Des livres qui interrogent le pouvoir, la violence, la puissance.

Des textes qui poussent le lecteur à se questionner sur ses valeurs, jusqu'où il est prêt à aller, à qui accorder ou pas sa confiance.

Un best seller du moment au rayon "young adult". 



22 août 2017

Mon coup de coeur



Aujourd'hui, mon coup de cœur de l'été: Christelle Dabos et les trois premiers tomes de son passe-miroir! Autant vous dire que j'ai enchaîné les trois tomes, cul sec!

Suite à un événement mystérieux appelé la déchirure, les gens vivent non plus sur terre mais dans des arches flottantes, qui ont chacune un esprit de famille, des codes, des règles et des pouvoirs magiques. C'est comme lorsque j'avais découvert Harry Potter à sa sortie. Tout un univers, avec son vocabulaire, ses rites, et ses illusions!

L’héroïne, Ophélie, est très chouette. Un peu maladroite, un peu jeune, un peu gauche, mais avec plus d'un tour dans son sac, comme de pouvoir lire le passé des objets, d'animer les choses autour d'elle en fonction de ses sautes d'humeur, traverser des miroirs, etc! Et elle doit quitter son arche pour un autre, dans le cadre d'un mariage arrangé et forcé. Elle va du coup devoir découvrir une autre société, son futur époux, et plein d'autres choses encore! Derrière son côté anodin et effacé, les lecteurs vont alors découvrir chez Ophélie une jeune femme forte, décidée et engagée!

On a peine à croire que c'est un premier roman! Tout est si bien pensé, si ingénieusement tourné! C'est merveilleux de détails réjouissants!

Un roman d'émancipation avec plein de rebonds!

Une jolie histoire d'amour!

Un roman sur les livres, la littérature, l'Histoire, les codes sociaux, la censure, Dieu, et plein de petites et grandes choses encore!

Certainement un livre pour les fous d'Harry Potter ou d'Alice au pays des merveilles.

Un roman pour jeunes et moins jeunes!

Un "page turner" comme on dit, pour ceux qui ont un long vol en perspective ou une longue attente, une convalescence. Ça se lit facilement, ça prête à sourire, ça grouille d’ingéniosité!






02 décembre 2011

Un mot oublié?









La délicatesse, voici un mot qui a peu sa place, sauf sur la couverture d'un roman qui caracole en tête des ventes: La délicatesse de David Foenkinos.






C'est un petit conte de Noel, bien doucereux mais parfois ça fait du bien.






Ca donne envie de boire un jus d'abricot, de parler à son voisin dans le métro, et de dire qu'en plus ça rime!





Il est si rare de trouver un roman qui mélange une histoire d'amour à des extraits inopinés de films, de livres, à des listes de tout et de rien...






Un roman qui ose les notes de bas de page, à la: "La location de petites jambes n'existe pas".






Bref, un roman qui fait passer très vite les trajets et les salles d'attente.






Avis à ceux qui voudraient se détendre pendant les fêtes, et se mettre du beaume au coeur.






Un livre pour les fans de K. Pancol et A. Gavalda.






Un livre pour les filles romantiques, qui se cachent.






Un livre pour les convalescentes et les veuves.

08 avril 2010

Petits coeurs solitaires...




Et voilà un livre tout droit fait pour la rubrique "Au féminin" de ce blog, et qui se lit tout seul...


Il s'agit du Mec de la tombe d'à côté de Katarina Mazetti, une auteure suédoise qui a connu un succès international avec ce roman.


Il raconte une rencontre amoureuse à deux voix: celle de Benny, paysan au milieu de ses vaches et de sa ferme et celle de Désirée, bibliothécaire et citadine, qui vit dans un appartement épuré et chic. Alors oui, on est un peu dans le stéréotype du choc culturel, mais ce qui sauve le roman sont toutes les loufoqueries que l'auteur sème au cours du récit, à l'image du titre d'ailleurs. Ainsi on a par exemple une collègue bibliothécaire qui fait des dossiers d'archives sur les employés dignes des pires services secrets... On a des petits Haikus en tête de chapitre tout aussi à l'ouest, comme par exemple:


"Jour après jour

Face à face

Avec des miroirs fêlés

Et des PV triomphants sur le pare-brise"


Il en ressort, une certaine tendresse pour les personnages, un brin de cynisme quand même aussi... Un petit roman de filles qui ne mange pas de pain et dégage une certaine fraicheure en ce début de printemps.


Et puis j'aime bien la couverture du livre, ce qui ne gâte rien.

En bref, un roman pour les coeurs solitaires qui veulent s'offrir quelques minutes d'espoir et d'ironie suedoise...

Merci à Hélène pour le conseil... qui date maintenant... car j'ai passé un bon moment!

09 décembre 2009

Essayer




Suite à mon commentaire sur Quitter le monde, j'ai reçu comme avis de lecteurs que ce n'était pas le meilleur Douglas Kennedy... Qu'il fallait que je lise La poursuite du bonheur. C'est chose faite!


J'y ai retrouvé ce qui fait Le Douglas Kennedy: du romanesque, et encore du romanesque. Mais surtout des femmes fortes, trinqueballées par le destin. Des avocats gentils, attentionés et honnêtes. Des moments de réussite avec bel appartement et argent à la clé, comme des moments de déprime totale au bord du suicide... et des pages qu'on tourne à une vitesse folle, sans se retourner.


Ce qui m'a plu, c'est que ça marche! Comme dans Quitter le monde, la force des émotions est là, l'intruigue est bien menée, les personnages complexes et bien trempés.


Avec en plus, ici, le McCartysme. Ca fait frémir mais on peut presentir Guantanamo.
Cette fois-ci, nous sommes dans le milieu du journalisme et des artistes, plutôt à gauche, et donc en danger en cette période de guerre froide.


Et puis enfin, j'aime la morale de l'histoire: "Vivre, c'est essayer"


A méditer!


21 novembre 2009

Anti long fleuve tranquille...




C'est comme un conte de fées mais à l'envers. Un conte de fées du désespoir. Un univers où les tartines beurrées tombent toujours du mauvais côté, où l'on se prend les pieds dans le tapis. Une sorte de livre de Job contemporain. Vous savez ce passage de la bible où le diable dit à Dieu que Job a la foi parce qu'il a tout. C'est alors que Dieu le prive de chacun de ses petits bonheurs, pour prouver au diable qu'il continuera à croire même dans la pire situation... Mais ici point de Dieu, point de Job. Mais une femme, Jane. Une héroïne hors du commun. Pour ce roman Quitter le monde.


Jane va nous montrer sa vulnérabilité, mais surtout sa force. Sa volonté. Sa liberté. Jusqu'au bout. Jane va porter ce récit à elle seule. Un personnage qu'on n'oublie pas.


C'était mon premier Douglas Kennedy après tant de recommandations de mes amies. J'avais comme une sorte de peur du bestseller. Et en fait, j'ai trouvé ça très bien mené. J'ai pensé également que ce roman transmettait une certaine énergie, contrairement à ce que l'on pourrait croire en lisant le résumé. (Je vous conseille d'ailleurs de ne pas lire la quatrième de couverture avant de commencer!)


Ce livre jette un regard intéressant sur l'Amérique:


"Nous sommes tous obnubilés par le désir d'arranger les choses, au point de nous persuader que nous sommes capables de rectifier le cours de la vie. 'Jeter des ponts', 'tendre la main', 'arrondir les angles': le lexique de l'Amérique moderne est hanté par le besoin de réconciliation, car nous sommes le pays 'où tout est possible', pas vrai? Nous nous faisons fort d'esquiver la tragédie, de combler l'abîme insurmontable qui se creuse si souvent entre les êtres humains, de comprendre l'incompréhension..."


Un roman pour ceux qui s'intéressent aux parcours de vie...


Un roman qui donne envie de lire Melville, Hemingway et d'écouter Brückner.


Merci Anne-Laure de me l'avoir prêté!!!!


Un dernier extrait pour la route:


"Le souvenir d'une nuit blanche en particulier, des mois auparavant, s'est dégagé je ne sais pourquoi du fouillis de ma mémoire. tourmentée par ma peine, environnée de ténèbres, je m'étais levée pour aller m'asseoir devant mon ordinateur et parcourir le cyberespace pendant des heures, sans but, jusqu'à ce que le jour revienne enfin. Brusquement, j'avais tapé sur Google le mot 'incertitude'. Sur une impulsion. Au milieu des dizaines de pages qui s'affichaient, à l'écran j'avais repéré un nom qui ne m'était pas inconnu: Werner Heisenberg. C'est le mathématicien et physicien allemand à qui revenait la parité du principe d'incertitude: en considérant une particule donnée, on ne peut jamais connaitre à la fois, sa position et sa vitesse. C'est l'une ou l'autre. Telle est l'indétermination de tout fragment de vie."

10 septembre 2009

Vive les épluchures de papates




Un titre comme ça, on en voit rarement: Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates! Et croyez-moi le livre vaut le détour!

Il s'agit de la correspondance (fictive bien sûr) entre différents personnages anglais, so british! Les lettres sont piquantes, drôles, parfois sarcastiques, d'autres fois tristes. Elles décrivent avec vivacité et humour des scènes cocasses du quotidien. Elles critiquent parfois les moeurs des uns et des autres. Elles sont aussi l'occasion de confessions douloureuses. Bref, on sautille d'une missive à l'autre comme on court à la boîte-aux-lettres en espérant des petites surprises de papier en rentrant à la maison.

Et au final, grâce au talent de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows toutes ces lettres tissent une très belle histoire d'amitié et d'amour entre des êtres sincères et dévoués qui ont la même passion pour la vie et le même caractère enjoué.

Je dois dire que l'on tombe très vite sous le charme de Juliette, le personnage principal, une écrivaine londonienne qui cherche une bonne idée de roman à écrire... mais aussi de l'île qui va finir par attirer toute son attention: Guernesey. C'est en effet dans ce décor qu'est né, pendant la seconde guerre mondiale, ce mystérieux cercles de lecture...

Ce roman est aussi l'occasoin de lire des tas d'autres histoires et anecdotes sur la vie des habitants des lieux pendant et après la guerre... ou comment garder le sourire quand tout va mal. Et cela grâce aux échanges de courriers entre juliette et les membres de ce mysterieux cercles aux tourtes aux épluchures de papates et aux romans.

Ca se lit tout seul... Ca donne envie d'écrire et de recevoir de longues lettres. Comme il devait être doux de ne pas avoir de téléphone portable et d'email ni de guides touristiques pour découvrir un lieu et ses habitants... mais seulement les mots sur le papier de vieux livres ou de lettres!

Ce livre plaira à ceux qui aiment les personnages au tempérament bien trempé et au ton qui décape!

Ce livre fera le bonheur de ceux qui aiment Petits meurtres dans un jardin anglais, Beaucoup de bruit pour rien, etc. On est en société, on s'observe, on ne s'épargne pas, et cela pour le meilleur divertissement des uns et des autres.

Ce livre conviendra aussi à tous ceux qui aiment Anna Gavalda, Alice Ferney et les autres auteurs de la série Au féminin de ce blog! Il vous donnera envie de lire, c'est sûr!

Extrait:

"C'est ce que j'aime dans la lecture. Un détail minuscule attire votre attention et vous mène à un autre livre, dans lequel vous trouverez un petit passage qui vous pousse vers un troisième livre."

06 avril 2009

Mystère à Fjällbacka...




Dans un petit port suédois, on avait découvert une femme morte mystérieusement, et nous avions été embarqués dans une intrigue du nord comme on les aime: La Princesse des glaces nous avait tenus le souffle court! Pour ceux qui ne s'en rappelle plus, c'est !


Il faut croire qu'avec Le prédicateur, Camilla Läckberg a encore frappé! Nous retrouvons avec plaisir l'inspecteur Hedström et sa chère Erica, embarqués cette fois-ci dans une affaire d'ossements retrouvés en tas non loin de la côte, sous un corps de femme nue et morte il y a peu. Je ne vous en dit pas plus!


Allez, si, peut-être, un scoop: Erica attend un enfant!


Bref, un polar de chez Actes noirs ACTES SUD, qui mérite de faire les têtes de gondole. Bien construit, avec comme pour La princesse des glaces, un récit qui entremêle le point de vue des victimes en italique et celui des enquêteurs en normal.


Une histoire assez sombre, dans un milieu provincial très étroit, une famille où les haines et les mensonges sont rois, les Hult. Leur caractéristique: Le grand-père était réputé pour ses pouvoirs de guérisseur et de prédicateur, qu'il aurait peut-être transmis à ses fils. Mais le doute planne sur ce gourou et ses héritiers ou déshérités...


Je recommande ce roman à tous ceux qui se trouvent en manque de Millenium (suite au récent poisson d'Avril de Rue 89 annonçant un Tome IV!).


Je conseille ce roman au fan de Mankell, ou Indridason.


Un roman qui ne vous lâche plus, jusqu'aux révélations finales... à faire frémir!


01 avril 2009

Une obscure clarté




C'est un roman fait pour les amoureux d'actualité, les fan de géopolitiques, les curieux de l'ONU, entre autres! Ca s'appelle les Eclaireurs, et c'est la suite des Falsificateurs, tous deux signés Antoine Bello.


Un bref rappel de l'histoire des falsificateurs: un jeune sociologue islandais, Sliv, se fait recruter dans un cabinet de conseil, pour mener des études environnementales. Très vite, on lui demande de modifier son rapport de mission, de changer quelques faits historiques ici ou là. Il se retrouve alors embarquer dans une toute autre aventure: Il découvre qu'une organisation internationale secrète, le CFR, opère derrière son entreprise, et falsifie les faits du passé ou du jour, pour changer l'avenir. Il y est recruté... sans trop savoir sa finalité!


Dans Les Eclaireurs, nous allons enfin pouvoir approcher de plus près le mystérieux Consortium de Falsification du Réel et son fonctionnement... et qui sait découvrir qui se cache à sa tête! Mais je ne vous en dit pas plus!!!! Tout ça sur fond de 11 septembre et de guerre en Irak! Il se pourrait même que des traîtres opèrent pour leur propre compte au sein du CFR... Le suspense est à son comble.


On ne peut pas dire qu'Antoine Bello ait un grand style littéraire. Il maîtrise surtout l'art du dialogue et des comptes-rendus de réunion.


Par contre, son point fort est de mêler très habilement la fiction et le réel, si bien qu'il nous fait réfléchir à l'impact de l'un et de l'autre sur nos vies, mais aussi à leurs liens. Le Pentagone n'est jamais très loin d'Hollywood!


En plus, je trouve que ces deux romans nous offrent une réflexion très intéressante sur les idées, leurs circulations, leurs manipulations. Pourquoi une idée particulière devient-elle un jour importante ou dominante, tandis que d'autres s'évanouissent dans le vide sidéral médiatique?


Enfin, je pense que tous ceux qui s'interrogent sur éthique et politique seront ravis, ainsi que ceux qui sont intéressés par le monde diplomatique.


Une série de romans à recommander pour garder un regard critique sur le monde...


23 mars 2009

Entre l'ombre et la lumière




Quel est le roman qui détrône en ce moment la série des Harry Potter en nombre de ventes? Et oui, c'est la série des Twilight de Stephenie Meyer!


Curieuse que je suis, je viens de lire le Tome 1.


Bilan de ce bestseller: une très belle histoire d'amour platonique entre deux ado comme on n'en fait plus!


Un petit univers à soi, qui n'est pas celui de la magie, mais des vampires!


Une histoire bien montée qui prend chapitre après chapitre.


Qu'en retient-on? Que souvent nos désirs les plus fous nous font peur... Qu'il était bon être innocent, jeune, croyant à cent pour cent en la possibilité d'une relation amoureuse noble, forte, et merveilleuse!


Bref, un roman pour ceux qui veulent faire une petite régression fort agréable à l'âge du grand amour et des grands rêves! Un roman pour ceux qui voudraient en savoir plus sur les vampires! Enfin, un roman pour ceux qui ont de longues heures à tuer... On ne voit pas le temps passer si on se prend au jeu! A en rêver de croiser un beau vampire dans les rues tard le soir!


15 mars 2009

Littérature en série




Oui, bon, c'est pas très avouable mais je me délecte en ce moment en lisant la suite de la série des Sunday Philosophy Club d'Alexander Mc Call Smith. C'est bon d'ouvrir un roman en connaissant déjà tous les personnages, le décor, le style. C'est comme retrouver les héros d'une série télé qu'on a aimée!


J'en suis au quatrième et avant dernier tome! Pour ceux qui ne connaitraient pas, l'héroine est Miss Isabel Dalhousie, philosophe, vivant à Edinbourg. Elle pratique la philosophie éthique ou morale, comme elle respire. En outre, elle est extrêmement curieuse, et fourre donc systématiquement son nez dans des affaires mystérieuses qu'elle ne manque pas de résoudre brillament. Je les lis en anglais pour la douceur du style. Des mots qui entrent sans lutter dans l'esprit et qui ne laissent pas de traces. Bref, juste de la pure détente de dimanche!


En français, vous les trouverez chez 10/18: Le club des philosophes amateurs (tome 1); Amis, amants, chocolat (tome 2); Une question d'attitude (tome 3); Le bon usage des compliments (tome 4).


Alexander McCall Smith est aussi l'auteur d'une autre série que j'avais dévorée: celle de Mma Ramotswe, détective, au fin fond du Botswana. Je ne peux que vous la recommander!


Enfin, je voudrais vous signaler l'excellent site internet d'Alexander McCall Smith: tout y est, les livres, des interviews filmés de l'auteur, etc.


Une vraie machine à faire des petits pains chauds qu'on déguste en un rien de temps...

25 février 2009

Et ce monde étrange continue de tourner...











Paul Auster nous montre avec Seul dans le noir, que son monde étrange continue de tourner... Comme toujours chez lui, c'est le quotidien mais tout est différent, comme dans un mauvais rêve, ou un pur cauchemard, mais on ne le sait pas encore!






Il nous raconte l'histoire de trois individus qui partagent la même maison et la même douleur face à l'existence: Il y a August Brill, le grand-père, critique littéraire qui invente une histoire pour lutter contre son insomnie... qui est veuf, et en plus accidenté de la route. Il y a sa fille, qui est en train d'écrire sur une poétesse pour essayer de se remettre de son divorce. Il y a sa petite fille, dont le copain est mort en Irak, et qui du coup ne vit plus, sauf à enchainer les DVD de vieux films.








En fait, tout semble normal a priori, comme dans La trilogie new yorkaise. Cependant, des évènements curieux viennent semer le doute. Cette fois-ci, les incroyables étrangetés n'arrivent pas directement au narrateur, August Brill, mais au personnage du livre qu'il conçoit dans son esprit, le caporal Brick. Ce dernier se retrouve dans des Etats-Unis en pleine guerre de cessession, où aucun 11 septembre n'a eu lieu. Il a pour mission de tuer August Brill, le narrateur du roman, qui l'a conçu ainsi que cette guerre civile atroce...








Ce qui fait dire au narrateur: " l'histoire est celle d'un homme contraint de tuer l'individu qui l'a créé, et à quoi bon prétendre que je ne suis pas cet individu? Si je me mets dans l'histoire, l'histoire devient réelle. Ou bien c'est moi qui devient irréel, une création supplémentaire de mon imagination."








Une mise en abîme digne de Paul Auster! Nul doute! Si bien que l'on se demande quand la fiction va faire son apparition dans le réel... et si c'est le réel qui fait son entrée dans l'imaginaire...








A part le jeu de l'esprit qui fait concevoir des échos très judicieux entre la vie du narrateur et celles des personnages de sa fiction, je dois dire que j'ai moins été séduite par la guerre civile recomposée par Auster, que par la vie des trois déchirés de l'existence, reclus dans leur maison du Vermont. Certes, l'invention imaginaire du grand-père seul dans le noir nous emporte comme a pu le faire La jetée de C. Marker ou son remake L'armée des douzes singes... Cela dit, je n'ai pas été totalement convaincue... Alors que les discussions familiales m'ont touchée, surtout sur la fin.








En fait, ce qui fait la beauté de ce Paul Auster, c'est sa reflexion sur l'écriture et les mises en abîmes de l'esprit.








Ensuite, c'est toujours et encore sa façon de questionner le normal qui nous entoure, et ses limites.








Enfin, j'aime toujours autant sa façon de faire entrer le cinéma dans ses lignes, avec des analyses de scènes de grands classiques, qui donnent très envie de les voir ou de les revoir!








Un roman qui donne envie de regarder des vieux films donc, de réfléchir à des portes pour sortir de son univers ou y entrer, bref, un Paul Auster, pas si mauvais que la critique veut bien le dire!








A vous de juger!












23 août 2008

Vous reprendrez bien un petit Vargas?



Et voilà, les vacances, le temps libre, j'ai craqué pour le dernier Fred Vargas, Un lieu incertain, et ce malgré le prix (18 EUR!)


Et bien sûr je n'ai pas regreté, car j'ai retrouvé tous ses personnages attachants que j'aime tant, Adamsberg, toujours flottant, Danglard, toujours aussi cultivé, Retancourt, toujours aussi forte, et bien d'autres encore...


Et bien sûr aussi, j'ai été emportée direct dans l'intrigue... qui nous promène en Europe... au milieu d'êtres et de légendes curieuses et piquantes.


Alors, pour tous les amoureux de Fred Vargas, foncez!


Et pour les autres, je vous conseille de vous plonger dans les tomes précédents... et de les déguster en cet fin Août un peu grisâtre! C'est sûrement une des meilleures auteurs de polars français!


15 mars 2008

Expiation




Voici un roman que j'ai lu sans même comprendre le sens de son titre: Il s'agit d' Atonement de Ian Mc Ewan. Mot anglais qui après quelques recherches signifie "expiation". Un mot d'un autre temps, et pourtant...

On suit Briony, une enfant à l'imagination débordante. C'est l'été, les années 30, les cousins débarquent, le grand frère rentre au bercail avec un ami... Briony découvre alors l'amour de sa soeur aînée pour le fils de la gouvernante... et tout bascule en une nuit... mais je ne vous en dirais pas plus, pour ne pas gâcher le suspense!

C'est un roman magnifiquement construit. On y retrouve les chapitres à l'anglaise qui prennent chacun un sens dans leur unité. On y retrouve les changements d'angles et de perspectives, qui permettent très habilement de revoir certaines scènes à travers les yeux d'un autre personnage. Ce procédé donne alors à la scène précédemment décrite un sens tout à fait différent, ce qui fait subtilement avancer l'intrigue.

Les quatre parties du livre semblent des romans indépendants, avec un genre autre à chaque fois, de la description douce d'un été amoureux à un tableau réaliste de la guerre, de la vie d'une infirmière à celle d'une écrivain. Cependant chaque partie éclaire les autres d'une façon tout à fait surprenante. C'est cela qui créée de fait l'unité du roman.

Le thème du livre, à savoir le lien entre l'imagination et le réel, entre le mensonge et l'expiation, permet de construire un roman autour de l'écriture et du procédé de création, tout en emportant pleinement le lecteur dans une intrigue forte et bien menée.

Ce livre est très certainement un grand roman de Ian Mc Ewan. A conseiller à tous ceux en quête de chef d'oeuvre littéraire, d'un style bien taillé et d'une écriture fine.

Enfin, un immense merci à Richard pour m'avoir conseillé ce livre, dans un restaurant vietnamien inoubliable à Berlin!

30 novembre 2007

Retombée dedans...

Un court message pour vous dire que je viens de replonger dans la célèbre Trilogie de S. Larsson: Millenium I, II, III... Je DEVORE le tome II... à en râter des stations de métro, c'est vous dire...
Au début j'avais eu du mal avec la violence, mais maintenant je commence à apprécier qu'un homme se plaise à DENONCER le mal fait aux femmes, à vraiment parler de ces sujets tabous et douloureux que sont le viol, la prostitution des jeunes filles de l'Est qui croient trouver en une Europe de l'ouest un eldorado et qui tombent des nues, l'abus de pouvoir de certains hommes sur des femmes en position de faiblesse parce que leur subordonnée, ou dépendant d'eux légalement, etc...
Et puis je me suis super attachée à Mikael et Lisbeth, les personnages du roman, qui ont tout pour attiser la curiosité...
C'est vraiment un roman scandinave avec un autre rapport au corps, à la sexualité, d'autres façons de vivre en société,...
Ca éclaire sur le fonctionnement des médias, de la police,...
Bref, ça se lit tout seul, et on en redemande!
Ca peut être un très beau cadeau de Noël pour tous les amateurs de pollars venus du froid...

01 août 2007

Le dernier...

Le dernier... Harry Potter! Bien sûr! Il se déguste lentement, comme tout dernier morceau de gâteau, dernier chocolat de Noël ou de Pâcques, dernier jour de vacances, dernière minute avant l'adieu!

On y retrouve le ton Harry Potter, les mots magiques Harry Potter, les baguettes, chouettes et autres instruments du nécessaire de la bonne sorcière! On rit, on pleure, et on remercie Rowling de nous avoir fait rêver, jusqu'au bout... mais aussi de transmettre de nobles valeurs aux enfants à travers son récit fantastique.





Alors pour les "accro", savourez-bien, et pour les autres... Un jour, peut-être vous tomberez dans la potion magique... ou vous la partagerez avec des plus petits que vous!

En tout cas, qui laisse entrer dans sa vie un peu de magie, est sûrement ouvert à l'autre, à la surprise, à ses intuitions et ses envies profondes! Cet été, transformez-vous, transfigurez les autres, faites apparaître vos souhaits et donnez leur forme vivante, concocter vous des petits jus de bonheur, observez les étoiles en bonnes compagnies, et faites face aux défis de demain... qui sait des étincelles pourraient laisser place au mystère!

Et sinon, cliquez ici pour plus amples contacts avec Harry Potter et ses amis!

13 mars 2007

Une hirondelle ne fait pas le printemps...




A tous ceux qui trouvent que nous avons déjà un temps digne des plus beaux printemps, je m'en viens parler d'hirondelles... d'hirondelles de Kaboul!

Je viens de refermer Les hirondelles de Kaboul, premier roman d'une trilogie écrite par un écrivain algérien: Yasmina Khadra. Sous ce pseudonyme féminin se cache en fait un militaire, qui depuis son Algérie natale écrit sur notre monde et ses dérives: En Afganisthan, en Palestine, puis en Irak pour le troisième tome.

Je dois dire que Les hirondelles de Kaboul est un livre marquant! Il mêle cruauté et poésie, comme il mélange amours et talibans... des mots qui ne riment pas entre eux.

J'ai trouvé très intéressant d'être plongé dans le quotidien de Kaboul à travers l'histoire de deux couples, un pauvre, un plus riche, mais qui tous deux traversent une crise existientielle liée au passage au pouvoir des talibans. Cela fait réfléchir aux évolutions des sociétés et des croyances, au rapport hommes-femmes, au mélange de l'intime et du social, bref, c'est une mine ce roman...

Pas seulement une mine de découverte, mais une mine explosive, qui je pense, ne laissera aucun lecteur indifférent!