Vue sur la littérature d'ici ou d'ailleurs, à la recherche de petites pépites à partager, pour ré-enchanter nos imaginaires d'avenir... Mon site web de prospective: pan-or-amiques.com
Affichage des articles dont le libellé est Littérature turque. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Littérature turque. Afficher tous les articles
15 juin 2019
Soufi, mon amour
Il y a des hasards dans la vie... Comme partir avec Soufi, mon amour à une semaine Yoga Ayurvéda et se retrouver à faire du yoga derviche, comme le derviche tourneur héros du roman!
Un magnifique livre écrit par Elif Shafak!
Après quarante ans de mariage, Ella est un peu seule, un peu dans le vide, un peu trompée par son mari, un peu mal respectée de ses enfants... Un peu tout, comme ça, l'air de rien. Elle est engagée pour relire le manuscrit d'un auteur nouveau, qui parle d'un derviche et de son lien avec le poète Rumi, au XIIe siècle. Ce livre va la transformer, et lui faire découvrir ce que veut dire vivre intensément!
Un très beau texte sur la vie, son sens, son intensité, sur le pouvoir d'être et de devenir soi-même.
Un livre sur l'amour, la spiritualité, la rencontre sous toutes ses formes.
Le roman est structuré autour des éléments: terre, eau, feu, etc.
Il alterne la vie d'un derviche errant dans les années 1240 avec celle d'Ella et de son écrivain Aziz en 2008, mais ça passe tout seul. C'est comme si tout résonnait!
Merci Anouck pour cette très belle découverte!
04 novembre 2018
L'architecte du sultan
Nous voilà au XVIe siècle, en plein Empire Ottoman. Jahan débarque avec son éléphant blanc à la cour du sultan Soliman le Magnifique. Il découvre des intrigues, la jolie fille du sultan, les gitans, les dompteurs d'animaux, mais surtout l'architecte royal ! Celui-ci va le prendre sous son aile et en faire un apprenti de talent.
Elif Shafak nous emmène dans un roman d'initiation et de cour qui marque par les personnages truculents qu'il abrite, par l'exotisme des coutumes, et par l'intrigue et le mystère des jeux de pouvoir. D'étranges accidents arrivent sur les chantiers, et on est pris dans l'enquête de Jahan pour comprendre qui tire les ficelles du drame.
C'est une sorte de conte magique, qui n'est pas sans rappeler Les Enfants de Minuit de S. Rushdie.
Un roman qui souligne combien l'arbitraire du pouvoir peut être violent, et comment différentes castes ou groupes sociaux peuvent jouer des codes et des coutumes pour tenir.
Un roman qui est une mise en fiction dans la fiction, car Jahan qui n'est ni dompteur d'éléphant ni architecte devient chacun de ses rôles tour à tour à force de le prétendre.
Une histoire fleuve qui nous fait découvrir l'histoire d'Istambul et qui nous fait réfléchir aux formes de pouvoirs justes et injustes.
Merci Anouck pour la découverte!
Libellés :
Exotique,
Littérature turque,
Roman historique
05 septembre 2007
Une moitié...
Une moitié de lue... du dernier livre du prix nobel de littérature 2006 Ohran Pamuk: Istambul, souvenirs d'une ville. Et des petits cailloux dans la poche: ceux de l'enfance (marcher que sur les lignes ou que sur les cases, lire tout ce qui passe sous le nez pour le plaisir de déchiffrer les sons et de les voir se transformer en mots, rêver complètement et absolument) mais aussi des cailloux de formes inconnues, des petites pierres turques plus ou moins lourdes ou légères (compter les bateaux qui passent sur le Bosphore, regarder les bâtiments de l'empire ottoman tomber en ruines, être entièrement ébloui par le soleil quand on franchit la porte de la maison).

Quand on remue ces cailloux au fond de sa poche, un sentiment se dégage: celui de la mélancolie ("Hüzün" en version originale dans le texte). C'est un sentiment singulier, spécifique au lieu et à l'homme semble-t-il. Un sentiment qui peut être explique son devenir écrivain?

Par sa forme, ce livre me rappelle ceux de T. Terzani (voir rubrique "Témoignages"). En effet, Ohran Pamuk lui aussi joint au texte de magnifiques clichés en noir et blanc qui illustrent son récit. Ses photographies sont à la fois intimistes et archives d'une société qui s'effrite, à l'image des façades qu'on devinnent en arrière plan.
Un livre à ouvrir avant ou après un voyage en Turquie. Un livre à ouvrir pour les curieux de témoignages humains et géographiques. Un livre à ouvrir pour les collectionneurs de cailloux mélancoliques.

Quand on remue ces cailloux au fond de sa poche, un sentiment se dégage: celui de la mélancolie ("Hüzün" en version originale dans le texte). C'est un sentiment singulier, spécifique au lieu et à l'homme semble-t-il. Un sentiment qui peut être explique son devenir écrivain?

Par sa forme, ce livre me rappelle ceux de T. Terzani (voir rubrique "Témoignages"). En effet, Ohran Pamuk lui aussi joint au texte de magnifiques clichés en noir et blanc qui illustrent son récit. Ses photographies sont à la fois intimistes et archives d'une société qui s'effrite, à l'image des façades qu'on devinnent en arrière plan.
Un livre à ouvrir avant ou après un voyage en Turquie. Un livre à ouvrir pour les curieux de témoignages humains et géographiques. Un livre à ouvrir pour les collectionneurs de cailloux mélancoliques.
Inscription à :
Articles (Atom)

