13 septembre 2011

1Q84 tome 1















Ca ressemble à un code barre, et c'est le titre d'un livre un peu hors de tout ce qui est. On se prend à penser à Paul Auster, pour le frôlement entre le réel et le merveilleux. On revoit aussi le visage de Lisbeth Salander, l'héroine de Millenium de S. Larsson dans celui de l'héroine de ce dernier Murakami. Mais ça s'arrête là. On replonge dans l'univers étrange de Kafka sur le rivage, on se retrouve au sud de la frontière, et on est si heureux que Murakami continue de nous emmener plus loin que les mots.






Il y a comme toujours chez Murakami des pluies étranges, il y a des amis depuis l'enfance qui se retrouveront peut-être, il y a des êtres sans père ou mère, il y a des bars à cocktails et de la musique. On est dans un monde proche du nôtre, terrifiant, manipulateur et pourtant riche de créations, d'humains, de solidarités.





On suit deux êtres que tout semble éloigner et rapprocher pourtant. Une femme, Aomamé, forte, impressionnante, engagée, étrange, fan d'autodéfense. Un homme, Tengo, écrivain de l'ombre, professeur de mathématique, discret, modeste. Et au milieu ces mystérieuses jeunes filles terrorisées par les Little people. Qui sont-ils? Que cachent les silences de ces adolescentes affolées? Le suspense monte à chaque page.

Pas étonnant que le livre connaisse un tel succès. On est pris par le roman, on a envie d'écouter du Janacek, comme dans le taxi où roule l'héroine du livre à son commencement. On a envie d'un bon cocktail. On a envie d'écrire un roman, de devenir écrivain comme Tengo. Tout semble possible.







Il ne reste qu'à plonger dans le tome 2... bien vite! On sent qu'on s'immerge dans une fresque qui va secouer nos jugements, nos peurs et nos désirs.



Surtout, on n'a pas envie d'en dire trop, on se prend à éviter de lire tous les articles sortis sur 1Q84... histoire de garder la surprise et l'envoutement jusqu'au bout.




Un tome 1 comme une promesse de chef d'oeuvre...

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